ZEF

Zef, trilogie new chic Un univers, une trilogie : poésie, élitisme, classicisme nichés dans 3 lettres .

 

Poésie, élitisme : on pourrait croire les deux termes antinomiques. Ils sont pourtant constitutifs de l’univers de Mariu de Andreis, 37 ans, créatrice de Zef. Manier les paradoxes, quoi de plus normal pour quelqu’un qui aime les contrastes et a choisi de baptiser sa marque d’une sonorité simple et nette ? « Un mot ni féminin ni masculin, sans connotation enfantine. Un mot graphique ». Qui sonne comme un coup de vent ou de baguette magique et n’est pas sans rappeler la ligne pure et l’esprit de son vestiaire : très classique mais rehaussé d’imprimés colorés.

« Je ne suis pas la mode. Je pense d’abord à quelque chose de beau que j’adapte ensuite à l’univers de l’enfant. Mes formes sont intemporelles. J’apporte de la nouveauté sur des bases classiques. J’ai toujours aimé des marques institutionnelles comme Burberry, Old england, les vrais basiques qui ont une histoire et une qualité ».

Nourrie par ces mêmes codes traditionnels, la même qualité et le même souci des finitions, la marque impose son succès et son classicisme venu d’ailleurs : un gilet en mouton du Béarn sera doublé de tissus indien ou de Liberty, un gilet conçu en lapin, les chaussons non pas simplement en laine, mais en laine du Népal, côte à côte avec de petites camarguaises en semelles de crèpe…poésie donc, liée au souvenir des couleurs et des matières de son Italie natale que Mariu de Andreis quitte à 2 ans et demi pour Paris, où elle grandira. Elitisme à cause de cette touche indéniablement urbaine, voire parisienne, qui se dégage des ses collections prisées rive gauche (rue des Saints Pères) comme rive droite (rue Debelleyme et rue Richelieu). C’est justement là, dans ce quartier proche de la Place des Victoires et désormais investi par de nombreux créateurs que tout commence pour la jeune créatrice ; là où elle installe en 2003 sa première ligne de vêtements pour enfants.

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